NAQOURA, FORMAT RESSERRÉ: UN COMITÉ QUI SE RÉUNIT SANS VOLET CIVIL
La réunion tenue à Ras al-Naqoura se déroule dans un format décrit comme strictement militaire. La participation est limitée aux représentants de l’armée libanaise et de l’armée israélienne, à des officiers américains et français, ainsi qu’au commandant de la FINUL. L’absence de composante civile est présentée comme un fait marquant, au moment où les frappes et les survols se poursuivent.
Ce format réduit change l’image du comité. Il donne le sentiment d’un outil d’exécution et de contrôle. Il réduit l’espace d’arbitrage politique visible. Il renforce aussi l’idée que le dossier se traite d’abord par la sécurité. Cette impression est d’autant plus forte que la réunion s’inscrit dans une séquence où l’action gouvernementale est attendue sur une nouvelle étape du plan lié à l’exclusivité des armes.
Le silence institutionnel autour de cette réunion est lui aussi relevé. L’absence de communication officielle américaine sur la séance est citée comme un élément supplémentaire de brouillage. Cela laisse les récits concurrents occuper l’espace. Cela accroît aussi la lecture d’un mécanisme qui fonctionne, mais qui ne se raconte pas.







