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L’agroécologie au Liban grâce au projet ARADINA

L'agroécologie au Liban grâce au projet ARADINA

L’agriculture de notre pays traverse une période de profonde mutation. Cette transformation est dictée par une nécessité absolue de résilience. Chez Baynetna.media, nous observons que le secteur rural change de visage. Il n’est plus un simple héritage du passé. Il devient le laboratoire d’une nouvelle économie libanaise. En septembre 2025, le ministère de l’Agriculture a franchi un cap. Il a lancé officiellement le programme ARADINA. Ce nom signifie « Nos terres » en arabe. Il porte en lui une promesse de souveraineté retrouvée. Ce projet ne se contente pas d’une aide ponctuelle. Ainsi, il veut rebâtir les fondements de notre sécurité alimentaire.

Un sursaut vital face à l’effondrement financier

Le ministre Nizar Hani coordonne ce projet ARADINA ambitieux. Ainsi, il répond directement à l’urgence financière qui frappe le Liban. Notre pays importe traditionnellement plus de 80 % de ses besoins alimentaires. 

Cette dépendance nous rend vulnérables aux crises internationales. Elle nous expose aussi à la dépréciation de la livre libanaise. Le projet mise sur une production locale accrue. Nous devons impérativement produire mieux pour importer moins.

Le choix de la durabilité dans nos campagnes libanaise

La transition vers l’agroécologie au Liban est au cœur de l’action. Il faut réduire la dépendance des fermiers aux intrants chimiques. Leurs prix ont explosé ces dernières années. Cela a étranglé de nombreuses petites exploitations libanaises. En régénérant les sols, nos paysans retrouvent leur autonomie. Ils apprennent à mieux gérer les ressources naturelles. Ils optimisent également l’usage de l’eau. C’est un point crucial face au stress hydrique.

Les piliers opérationnels d’une renaissance rurale au Liban

Le financement de cette ambition est solide. L’Agence française de développement assure ce volet essentiel. L’AFD mobilise sept millions d’euros pour cette mutation. Le programme Aradina s’étend sur une durée de quatre ans. Il cible les régions les plus fertiles du Liban. Le Akkar, la Bekaa et le Mont-Liban sont prioritaires. Ces terres sont le véritable grenier de notre nation.

Former une nouvelle élite de paysans libanais

Le premier axe concerne la formation technique en amont. Plus de 2 500 agriculteurs apprennent des techniques de culture naturelles et résilientes. Le compostage remplace désormais les engrais chimiques coûteux. La lutte intégrée protège les cultures sans pesticides toxiques. L’usage de semences locales préserve la biodiversité libanaise ancestrale. Ces méthodes diminuent radicalement les coûts de production.

Soutenons le Liban et les forces collectives de nos terroirs

Le deuxième pilier du projet ARADINA renforce la transformation. Le programme soutient activement 146 coopératives du Liban. Ces structures reçoivent des équipements modernes et performants. Des unités de séchage solaires sont installées dans les villages. Des pressoirs de haute technologie améliorent la qualité de l’huile. Les produits bruts deviennent des marchandises de luxe. Le savoir-faire des artisans libanais est enfin valorisé.

Conquérir les marchés mondiaux

Le troisième axe du programme Aradina facilite l’accès aux marchés internationaux. Pour exporter, nos produits doivent être irréprochables. Le programme finance les processus de certification de qualité. L’huile d’olive de production libanaise doit briller sur les tables étrangères. Le miel et le Zaatar bénéficient aussi de cet appui. La marque nationale regagne ainsi ses lettres de noblesse.

Un impact social et environnemental au cœur de l’identité libanaise

L’agroécologie au Liban dépasse la simple technique agricole. C’est un projet de société qui unit nos communautés. En ciblant les coopératives, le projet ARADINA libère les énergies.

Le rôle moteur de Fair Trade Lebanon au quotidien

Le partenaire Fair Trade Lebanon assure une mission capitale. L’organisation veille au respect d’un prix de vente juste. Cette démarche protège le tissu social de nos montagnes. Elle garantit que le profit reste aux producteurs locaux. Ainsi, nous voyons naître une solidarité nouvelle et chaque village devient un acteur de la croissance nationale.

ARADINA : L’indépendance énergétique par la force du soleil

L’aspect environnemental repose sur les énergies renouvelables. Dans un Liban privé d’électricité publique, le soleil aide. Le projet ARADINA installe des pompes solaires performantes. Des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte sont déployés partout au Liban. Ces innovations réduisent l’empreinte carbone et elles font surtout baisser les factures des exploitations. L’autonomie énergétique devient enfin une réalité pour nos fermiers.

L'agroécologie au Liban grâce au projet ARADINA

L’agritech et l’élan créatif des jeunes libanais

Les jeunes professionnels du Liban innovent avec passion. Le projet ARADINA permet de moderniser l’économie rurale. Des start-up libanaises créent des solutions technologiques uniques. Elles développent une traçabilité totale via la blockchain. Certains utilisent des drones pour surveiller les vergers libanais. Cette modernisation attire de nouveaux profils vers la terre. Des diplômés quittent les villes pour rejoindre nos campagnes.

La reconquête des marchés et les défis de la sécurité alimentaire au Liban

Malgré les obstacles, les exportations libanaises reprennent vie. La confiance revient chez nos partenaires historiques du Golfe. La conformité aux normes mondiales est devenue une priorité. Le secteur agricole du Liban devient un moteur économique.

Une diaspora libanaise mobilisée pour son terroir

La force du Liban réside dans ses enfants expatriés. Les produits de l’agroécologie au Liban leur parlent directement. La diaspora libanaise recherche des saveurs authentiques et saines. Chaque achat soutient directement un producteur du Liban. C’est un lien vital pour l’économie de nos villages. Cette solidarité transfrontalière fait la force de notre nation.

L’équilibre entre exportation et consommation locale

Nous devons toutefois rester lucides sur la situation sociale. Le redressement du secteur au Liban demande du temps. L’exportation rapporte des devises, mais il faut nourrir chacun. Le succès du projet ARADINA dépend de cet équilibre. Il doit remplir nos assiettes avant de garnir l’étranger. La sécurité alimentaire du Liban reste l’objectif prioritaire.

Vers une autonomie durable et un avenir radieux

L’avenir du Liban se joue dans ses sillons fertiles. L’agroécologie au Liban est un bouclier contre l’incertitude. Grâce au projet ARADINA, nous redécouvrons nos richesses naturelles. Nous apprenons à respecter cette terre généreuse du Liban. Cette fierté retrouvée porte notre résilience collective.

Semer aujourd’hui pour récolter demain ensemble

Nous croyons que ce modèle inspirera d’autres secteurs. La réussite de l’agroécologie au Liban montre la voie. Nos difficultés ne sont pas une fatalité immuable. En investissant dans l’humain, nous préparons l’avenir. C’est avec ce panache que nous reconstruirons notre pays. L’élan est désormais lancé sur tout le sol libanais.

Sources :

Picto - CJ - Baynetna.media